
Afin de tenir les engagements que nous avions pris
devant les Français en 2012, des moyens financiers conséquents en faveur de l’Education
nationale ont été inscrits depuis dans
chaque loi de finances, ainsi que dans la loi pour la refondation de l’école de
la République promulguée en juillet 2013.
Notre objectif est en effet de
reconstituer progressivement les effectifs d’enseignants amputés de 80 000
postes durant le précédant quinquennat, de pourvoir les postes vacants, d’ouvrir
de nouvelles classes, d’améliorer le taux d’encadrement, de restaurer la
formation initiale qui avait été supprimée par la droite.
En même temps que
nous engagions le redressement des comptes publics, beaucoup a donc été fait depuis
près de quatre ans, pour permettre à l’école d’assurer de nouveau correctement
la mission qui est la sienne.
Parce qu’il bien plus aisé et rapide de défaire
que de rebâtir, cela prend du temps. Et j'ai pleinement conscience que les impatiences légitimes sont davantage
ressenties, que dès lors qu’il s’agit de l’avenir de nos enfants.
C’est
particulièrement vrai en Seine-Saint-Denis où les besoins et les retards en
matière de politiques éducatives étaient criants. Voilà pourquoi nous avons
agi, afin que notre département bénéficie, dès le mois de septembre 2014, d’un
plan d’urgence spécifique.
Grâce aux efforts déployés, le métier d’enseignant a
regagné en attractivité, y compris lorsqu’il s’agit de l’exercer dans nos
territoires. Ainsi, le concours exceptionnel organisé pour recruter des
professeurs des écoles dans l’académie de Créteil a, cette année, reçu 9 150
inscriptions pour 500 postes à pourvoir, soit un ratio de 18 candidats pour un poste
qui lui redonne toute sa valeur.
Depuis septembre 2012, chaque rentrée scolaire
a été l’occasion d’une amélioration par rapport à la précédente, du point de vue
des postes pourvus, des ouvertures de classes et des moyens pédagogiques.
Ceux-ci seront encore amplifiés pour la rentrée de septembre prochain, puisque
la Seine-Saint-Denis bénéficiera de 77 %
des postes nouveaux mis à la disposition de l’académie de Créteil. Cela
représente 503 postes d’enseignants.
S’agissant des écoles de la 12e circonscription
de la Seine-Saint-Denis, à ce jour et d’après les informations portées à ma
connaissance, voici la traduction
concrète de ces décisions :
Création
d’école
Livry-Gargan : école élémentaire Benoît-Malon 2
Ouvertures de classes
Clichy-sous-Bois : écoles élémentaires Paul-Eluard
et Paul-Langevin
Coubron : école maternelle Paul-Bert
Livry-Gargan :
écoles maternelles Jean-Jaurès et Jean-de-La Fontaine, écoles élémentaires Jean-Jaurès
2 et Jean-de-La Fontaine et transfert des classes de l’école élémentaire Benoît-Malon
à Benoît-Malon 2
Le Raincy : école élémentaire Les Fougère
Formation
et accompagnement des enseignants
Livry-Gargan : création d’un
poste de conseiller pédagogique de circonscription
Le Raincy :
création d’un poste de conseiller pédagogique de circonscription
Par ailleurs, aucune fermeture de classe n'est envisagée dans les autres écoles de nos six villes.
La
refondation de l’école de la République n’est donc pas un slogan, mais bien une réalité. Elle n’en
demeure pas moins une tâche de longue haleine, qui appelle une action
déterminée dans la durée et une vigilance de tous les instants. Il serait
dommage qu’une fois le retard patiemment comblé, d’autres reviennent pour de
nouveau le creuser...