jeudi 17 janvier 2008

Municipales et cantonales : à Livry-Gargan, nous sommes prêts !


Au Parti socialiste, la préparation des élections municipales et cantonales est le fruit d'un processus démocratique qui s'étale sur plusieurs mois.

En novembre dernier s'est ouverte, comme je l'avais indiqué sur ce blog, la période consacrée au choix du chef de file des socialistes livryens pour les élections municipales et au choix des candidats (titulaire et suppléant) pour les élections cantonales. Seul candidat à ces deux fonctions au terme de l'appel à candidatures lancé auprès de l'ensemble des adhérents, j'avais alors bénéficié du soutien massif de mes amis, lors du premier vote organisé dans la section de Livry-Gargan le 26 novembre 2007. Le même jour, les socialistes s'étaient prononcés de façon tout aussi nette sur leur choix de participer pour les élections municiples à une liste de rassemblement conduite par Alain Calmat, maire sortant divers gauche. La Convention nationale du 15 décembre 2007 m'a accordé l'investiture consécutivement à ces votes.

Nous avons ensuite travaillé avec Alain Calmat à la constitution du rassemblement que nous appelions de nos voeux. Au terme d'un temps de discussion avec l'ensemble des composantes de l'actuelle majorité municipale, nous avons signé le 8 janvier 2008 l'accord final de constitution de notre liste. Celle-ci comportera 24 socialistes, 6 personnalités locales sans appartenance politique, 5 communistes, 2 verts et 2 radicaux de gauche. Alain Calmat, qui sera de nouveau notre candidat au poste de maire, figurera naturellement en 1ere position. La loi faisant désormais obligation d'alterner les sexes dans la présentation de toute liste, j'en occuperai pour ce qui me concerne la 3e place.

S'agissant des élections cantonales, je bénéficierai dès le 1er tour du soutien du PS bien sûr, mais aussi des Verts, du Parti radical de gauche et du Mouvement républicain et citoyen, le Parti communiste présentant pour sa part un candidat au 1er tour, selon l'habitude pour ce type d'élection.

Fin décembre, mon ami Jean-François Magnien, secrétaire de la section socialiste de Livry-Gargan a lancé auprès de l'ensemble de nos adhérents l'appel à candidatures pour les autres places revanant au PS sur la liste municipale. Conformément aux statuts du Parti socialiste, j'ai mis en place et animé une commission chargée d'étudier les candidatures déposées, puis d'établir une proposition de liste. Il s'agit là d'un exercice toujours difficile et -pourquoi ne pas le dire ?- parfois douloureux. En effet, aucun des élus sortants n'a démérité durant le mandat qui s'achève. Beaucoup souhaitaient donc légitimement repartir. Pour autant, notre section compte dans ses rangs de très nombreuses personnalités de talent, pas encore élues à ce jour, mais disposés à se consacrer à l'action municipale. Or l'exercice est numériquement inflexible : nous ne pouvions retenir que 24 noms, dont tous ne seront pas élus à l'arrivée... Un véritable casse-tête, dont j'avais déjà fait l'expérience en 1995 et en 2001. La réflexion, menée en concertation avec Alain Calmat, a permis néanmoins d'aboutir à une proposition unanime de la commission, que j'ai présentée aux socialistes locaux lundi 14 janvier 2008. C'est sur cette proposition que nous avons voté hier soir (photo ci-dessus, d'un vrai vote, avec un vrai isoloir, une vraie urne, de vraies enveloppes). La liste proposée a été validée par 93,7% des suffrages exprimés. Sans doute n'avions-nous donc pas si mal travaillé...

Notre liste est désormais prête, au terme d'un processus démocratique exemplaire. Nous la présenterons prochainement aux Livryennes et aux Livryens, qui pourront juger de l'équilibre que nous avons trouvé entre l'indispensable expérience et le nécessaire renouvellement, entre les différents quartiers de notre ville, entre les générations et les profils socio-professionnels... Elle compte un nombre impressionnant de femmes et d'hommes formidables, connus pour nombre d'entre-elles soit pour leur engagement au sein de l'actuelle équipe, soit pour leur participation active à la vie locale. Quant aux candidats que vous ne connaissez pas encore, vous ne tarderez pas à découvrir leurs qualités.

Nous continuons de travailler à l'élaboration de nos engagements, qui seront tout aussi clairs que réalistes. Pour les peaufiner, nous nous appuyons sur l'expérience de l'équipe sortante, sur la réflexion des militants. Nous nous imprégnons surtout de tout ce que nous disent nos concitoyens, lors de nos discussions partout où il se passe quelque chose dans la ville, au cours des réunions et de nos permanences, dans les nombreux courriers qu'ils nous adressent.

Vous le voyez, une candidature pour les élections municipales, tout comme une candidature pour les élections cantonales, ne s'improvisent pas. C'est pour nous le fruit d'une démarche démocratique pour le choix de nos candidats, la somme d'engagements divers auprès de nos concitoyens dans la durée, l'aboutissement d'un long travail de réflexion pour bâtir notre programme.

Quelle autre liste pour les élections municipales, quels autres candidats pour les élections cantonales pourront se prévaloir d'une telle démarche ? Nous le verrons bien quand nous les connaîtrons. Après tout, le 1er tour de ces deux élections n'est que dans 7 semaines !

mercredi 16 janvier 2008

Retour sur 7 années de travail

On n'exerce un mandat pour agir et non pour se faire plaisir. Alors que le mandat de conseiller général qui m'a été confié en 2001 s'achève, l'heure est donc à la présentation du bilan de l'action menée.

Durant la campagne, j'aurai l'occasion d'insister sur les réalisations concernant directement le territoire du canton de Livry-Gargan, dont je suis l'élu, synthétisant ainsi les 7 compte-rendus annuels de mandat distribués depuis ma réélection à l'ensemble des habitants (le dernier numéro a été diffusé entre le 9 et le 12 janvier 2008 et est téléchargeable sur mon site http://www.pascalpopelin.fr/, si votre boîte aux lettres a échappé à la vigilence des distributeurs ou au tri qu'il faut parfois faire pour séparer courrier et publicités...)

Je suis aussi, depuis 1998, vice-président du Conseil général en charge des personnes âgées, des personnes handicapées, du RMI et de l'insertion. A ce titre, le travail que j'ai effectué dépasse largement le cadre local de notre ville-canton. 33% des dépenses du budget départemental relèvent de la délégation dont j'ai la charge, qui est au coeur des compétences que le législateur a souhaité confier aux Conseils généraux. Au cours de la période récente, de nouvelles lois ont encore renforcé cette orientation, qu'il s'agisse de la création de l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) pour les personnes âgées dépendantes en 2002, du transfert du RMI de l'Etat vers les Conseils généraux en 2004 ou de la loi sur le handicap en 2005.

Je viens d'établir, à l'intention des collègues de mon groupe et des candidats que je soutiens, un bilan de cette action, sous forme de 9 fiches pratiques. Les intitulés en sont les suivants :

- un nouveau schéma pour les personnes âgées (2008-2011)

- la mise en oeuvre de l'APA en Seine-Saint-Denis

- d'autres prestations pour les personnes âgées (aide sociale départementale, carte améthyste, téléassistance)

- Maison départementale des personnes handicapées

- un nouveau schéma pour les adultes handicapés (2007-2011)

- aider à la mobilité des personnes handicapées (le nouveau service PAM 93)

- une nouvelle convention pour les "projets de ville" RMI (2008-2001)

- l'expérimentation du RSA dans le 93 (revenu de solidarité active).

Si vous souhaitez recevoir ces fiches pour information, n'hésitez pas à me les réclamer par par mail (pascalpopelin@orange.fr).

lundi 31 décembre 2007

Bonne année 2008 !


A l'occasion de la nouvelle année, j'ai enregistré ce message de voeux à votre attention. Bien fidèlement.

mardi 11 décembre 2007

Du concret pour les personnes âgées et pour Livry-Gargan

Il est des jours où les évènements s'accélèrent, où le travail préparé de longue date trouve son aboutissement, où l'on ne regrette pas le temps passé à monter certains dossiers...

Ce matin, lors de la réunion du Bureau du Conseil général, j'ai présenté en tant que vice-président en charge de ces questions, quatre rapports importants concernant l'action de l'Assemblée départementale en faveur des personnes âgées de la Seine-Saint-Denis.

Le premier concerne le deuxième schéma gérontologique départemental, qui sera soumis à l'approbation des conseillers généraux lors de la dernière séance de la mandature, le 29 janvier prochain. Ce document, élaboré depuis plusieurs mois en concertation avec les partenaires institutionnels, les professionnels et les associations, comporte un état des lieux, pose un diagnostic et propose des axes d'action pour les cinq prochaines années : pour améliorer les conditions du maintien à domicile des personnes âgées dépendantes qui le souhaitent, pour développer le nombre de places et diversifier les formes d'hébergement institutionnel (établissements d'hébergement pour les personnes âgées dépendantes, foyers-logements, accueils de jour, accueils temporaires...), pour mieux accompagner les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et leurs familles, pour lutter contre la maltraitance, pour favoriser la citoyenneté des seniors...

Le deuxième rapport concerne une nouvelle aide aux communes, pour la modernisation et la mise aux normes des foyers-logements (au nombre de 43 et accueillant environ 2 500 résidents dans notre département). Jusqu'à ce jour, le Conseil général n'intervenait pas dans le financement de ces structures, portées pour l'essentiel par les communes. Une autorisation de programme de 5,5 millions d'euros sur six ans, permettra de soutenir les projets de modernisation et de mise aux normes. Le foyer-résidence Jean-Lebas de Livry-Gargan pourra bénéficier de cette mesure nouvelle, qui sera votée dès le budget 2008.

Le troisième rapport concerne une nouvelle aide aux personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et fréquentant un des trois accueils de jour du département (Pavillons-sous-Bois, Aulnay-sous-Bois et Pantin). Le prix de cette prestation étant trop élevé, le Conseil général interviendra à compter du 1er janvier 2008 pour faire baisser la participation demandée aux familles.

Le quatrième rapport concerne l'habilitation à l'aide sociale de certaines places dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes à ce jour non conventionnés. Ces structures privées pourront désormais accueillir des résidents dont les revenus ne leur permettraient pas de s'acquitter des tarifs (souvent élevés) demandés, s'ils ne pouvaient bénéficier de la participation financière du Conseil général. En contrepartie, les établissements privés factureront un tarif préférentiel, fixé par l'Assemblée départementale.

Toutes ces mesures nouvelles contribueront, je l'espère, à améliorer la situation de nos anciens en Seine-Saint-Denis, amélioration à laquelle je travaille depuis 10 ans au Conseil général. Il s'agit, à mes yeux, d'un enjeu majeur de notre société pour les années à venir.

A l'heure du déjeuner, les élus de mon groupe (socialiste et gauche citoyenne) se sont réunis pour préparer la séance du Conseil général de mardi prochain, qui sera consacrée au vote du budget 2008 de l'Assemblée départementale. Comme pour les budgets 2005, 2006 et 2007, je serai le porte parole de mes collègues lors de cette séance publique, pour exprimer notre position sur cet acte majeur dans toute assemblée démocratique.

L'après-midi a quant à lui été consacré pour l'essentiel à des dossiers concernant plus directement le canton de Livry-Gargan. Accompagné de techniciens de la ville et du Conseil général, j'ai rencontré ma collègue Josiane Bernard, vice-présidente du Conseil général en charge des travaux et de l'assainissement. Au menu, divers projets importants pour les Livryens.

Pour lutter contre les inondations lors des gros orages, la ville et de département ont déjà réalisé de nombreux aménagements (bassins départementaux de la Poudrerie et de la Poudrette, bassins communaux Bayard-République et carrefour de l'Europe, travaux sur les réseaux tels ceux en cours avenue Turgot et Emile-Gérard). C'est encore insuffisant. Le Conseil général s'engage donc à construire en sous sol dans le parc Pierre-Bérégovoy, le plus grand ouvrage qu'il ait jamais réalisé (environ 20 000 m3, pour un montant estimé à 20 millions d'euros !). Il nous a été précisé que les études techniques devraient être achevées en 2008, pour une réalisation effective des travaux de 2009 à 2011 (construction du bassin proprement dit et des collecteurs le desservant). Nous avons aussi parlé des désordres subis par les riverains du secteur Bajstock/Lucien-Michard, pour lesquels aucune solution technique n'a à ce jour été trouvée malgré plusieurs études. La réalisation d'un nouveau diagnostic, plus poussé, a donc été convenue, intégrant l'amont (secteur riverain de Clichy-sous-Bois). J'espère que ces décisions importantes permettront, dans les prochaines années, de supprimer le risque d'inondation lors des orages habituels et de le réduire pour les épisodes exceptionnels.

Durant notre séance de travail, nous avons évoqué également le calendrier de démarrage des travaux de réalisation de l'itinéraire de circulations douces (pistes cyclables) et de paysagement, tout au long de la ligne des Coquetiers (tram-train T4). Les marchés ont été attribués par le Conseil général et les premiers coups de pioche devraient être donnés vers la fin du 1er trimestre 2008 (chantier estimé au minimum à 18 mois, pour un montant total de 10,4 millions d'euros, depuis Bondy jusqu'à Aulnay-sous-Bois). J'ai aussi essayé d'obtenir, au cours de ce rendez-vous, la prise en charge par le Conseil général de la réalisation de trottoirs sur la RN3, depuis le nouveau rond-point réalisé par le département, jusqu'au centre commercial. Certes, les trottoirs relèvent de la commune. J'ai cependant indiqué qu'à cet endroit, la RN3 était une voie urbaine rapide, qu'elle ne desservait pas d'habitation et qu'il s'agissait d'un problème de sécurité routière. L'hypothèse d'une piste cyclable, permettant de rejoindre le centre commercial et le nouveau cimetière depuis celle de la voie nouvelle en cours d'achèvement, a été aussi évoquée. J'espère que cette idée fera son chemin. Un tel aménagement, dont nos finances communales n'offrent malheureusement pas les moyens, améliorerait la sécurité et les conditions de déplacement de ceux qui se rendent à pieds vers le centre commercial et le nouveau cimetière, ou qui désireraient s'y rendre à vélo. A suivre donc...

Enfin, nous avons évoqué le devenir du parc de la Poudrerie. Ce dossier est complexe en raison de la multiplicité des intervenants : l'Etat (qui ne fait plus rien, même pour la sauvegarde des bâtiments historiques qui lui appartiennent toujours), le Conseil régional d'Ile-de-France (qui a délégué la gestion du lieu à l'Agence régionale des espaces verts, principal financeur, mais interlocuteur peu disposé à la concertation), le Conseil général de la Seine-Saint-Denis et les 4 communes sur lesquelles est situé le parc (à qui on demande surtout de donner de l'argent, sans être associé aux décisions). J'ai plaidé pour que le Conseil général ne se désengage pas financièrement malgré tout. Mais j'ai surtout retenu de la discussion qu'il ne serait pas inutile que je contribue à remettre tout le monde autour d'une table dans les prochains mois, pour renouer le dialogue, permettre de pérenniser ce lieu magnifique et d'y développer les projets environnementaux et culturels nouveaux qu'il mériterait.

Vous le voyez, les journées d'un élu local sont sans doute bien éloignées de l'image que s'en font nombre de nos concitoyens quand ils regardent la page politique du journal télévisé. On ne se paye pas de mots, on ne passe pas son temps à se taper dessus ou à penser à la suite de sa carrière. On imagine des projets (grands ou modestes), on essaie d'apporter des réponses à des préoccupations très diverses, on travaille, on est en plein dans le concret. C'est cela qui m'anime et c'est cela que j'aime.

vendredi 30 novembre 2007

Toujours au travail et désormais rassemblés pour les élections

La semaine qui s'achève a été marquée pour la majorité municipale par deux moments importants, différents mais liés d'une certaine manière.

Hier soir, avec Alain Calmat, nous avons terminé le cycle des conférences budgétaires préparatoires à l'élaboration du budget de la commune pour 2008. En tout, plus d'une vingtaine d'heures de réunions réparties sur deux semaines, qui permettent de passer en revue, avec les élus et chefs de service concernés, l'intégralité des prévisions de dépenses et de recettes pour l'année qui vient, tant en fonctionnement qu'en investissement. Il s'agit là d'un exercice particulièrement utile, qui permet d'aller au fond des choses, d'évaluer notre action dans chaque domaine, de tracer les perspectives d'avenir. C'est aussi un travail très difficile. En effet, les demandes -pour la plupart légitimes- sont toujours plus importantes que les possibilités. Les recettes augmentent peu (pour certaines, en particulier les concours de l'Etat décidés par le gouvernement, elles diminuent même sensiblement). Les dépenses progressent en revanche bien plus (en particulier le coût de l'énergie, des fournitures et des denrées alimentaires). Les attentes exprimées par nos concitoyens sont de plus en plus nombreuses, mais ils souhaitent aussi que leurs impôts n'augmentent pas... Un vrai casse tête, auquel nous sommes cependant habitués. Ayant entendu toutes les propositions et pris connaissance de toutes les données du problème, je vais maintenant travailler avec les membres de la direction générale de la ville à la recherche de l'équilibre budgétaire, sans augmentation de la part communale des impôts locaux, conformément aux orientations données par le maire. Début janvier, je lui soumettrai des propositions d'arbitrage, avant la présentation aux élus de la majorité, puis le débat d'orientations budgétaires qui devrait se tenir lors du Conseil municipal du mois de février. Le budget définitif devrait pour sa part être voté après les élections municipales du 9 et 16 mars prochain.

Tout en continuant de travailler d'arrrache pied au service de la ville et de ses habitants, la majorité municipale prépare ces élections dans la sérénité. Mercredi, les socialistes ont voté pour désigner leur candidat aux cantonales et leur leader pour les élections municipales. Alors que j'étais seul candidat, ces deux votes ont donné lieu à une exceptionnelle mobilisation : 79% des socialistes de Livry-Gargan ont pris part au vote, dont le résultat a été particulièrement net (moins de 4% de bulletins nuls). Je mesure tous les devoirs que m'impose cette confiance massive. De façon tout aussi claire, les socialistes de Livry-Gargan se sont prononcés pour la participation à une liste de rassemblement conduite par Alain Calmat, maire sortant. C'est donc rassemblés et unis que nous abordons les élections municipales et cantonales de mars prochain.

mercredi 14 novembre 2007

Un premier signe de rassemblement

Les socialistes avaient jusqu'à hier pour faire acte de candidature pour les élections cantonales de mars prochain, ainsi que pour être "chef de file" du PS aux élections municipales qui se dérouleront en même temps.

A Livry-Gargan où, comme partout en France, tous les adhérents de la section socialiste locale ont reçu un courrier les informant de ces modalités, seule ma candidature à l'investiture socialiste pour ces deux responsabilités a été enregistrée.

Je suis très touché de cette première marque de confiance, qui émane de celles et ceux avec qui je partage mon engagement public depuis tant d'années. Bien sûr, le fait d'être sortant a sans doute contribué à cette situation de candidature unique. Mais au Parti socialiste, ce sont les militants qui décident. Etre le sortant n'est donc pas l'assurance d'être automatiquement le candidat et encore moins le seul candidat. Il est toujours nécessaire, à mes yeux, de convaincre par son travail et ses résultats. Sans doute mes amis ont-ils considéré que j'y suis parvenu, que j'ai convenablement honoré leur confiance et celle des électeurs au cours de mes deux mandats et que je ne suis pas le plus mal placé pour les conduire lors de la prochaine campagne...

Lundi 26 novembre prochain, j'exposerai devant eux mes motivations, ma vision de la campagne et les premiers engagements que j'entends prendre devant les Livryennes et les Livryens pour la période 2008-2014.

Mercredi 28 novembre, de 17h à 22h, les adhérents du PS voteront. Un vote formel, puisque j'y serai seul en course. Un vote auquel j'apporte néanmoins toujours beaucoup d'importance, parce qu'avant de s'attacher à rassembler le plus grand nombre possible de ses concitoyens, il est toujours mieux de savoir déjà rassembler clairement ses propres amis. Un vote ou plutôt quatre votes, puisqu'il s'agira de se prononcer sur ma candidature à l'élection cantonale, sur ma candidature en tant que "chef de file" des socialistes pour l'élection municipale (dans notre jargon, nous appelons cela le "premier des socialistes"), sur le projet des socialistes pour la Seine-Saint-Denis, mais aussi à Livry-Gargan sur le souhait des socialistes locaux à figurer de nouveau sur la liste que conduira le maire sortant (divers gauche) Alain Calmat. Je souhaite naturellement le vote le plus clair et le plus massif sur ces quatre points.

samedi 10 novembre 2007

Premiers regards, six mois après...

Mardi dernier, Nicolas Sarkozy a fêté son premier semestre à l'Elysée. Il faut du temps pour prendre la mesure d'une action politique. C'est la raison pour laquelle je me suis livré à peu de commentaires de politique nationale sur ce blog depuis les élections législatives de juin. Après six mois, il n'est toutefois pas interdit de porter un premier regard sur les choix d'ores et déjà mis en oeuvre.

Dès le mois de juillet, le gouvernement a choisi une impasse économique qui l'a privé de toute marge de manoeuvre pour l'ensemble du quinquennat. La loi TEPA (pour "travail, emploi, pouvoir d'achat"), dite aussi "paquet fiscal" va coûter environ 15 milliards d'euros par an. Les principaux bénéficiaires des mesures prises demeurent les plus favorisés. Et ces 15 milliards manqueront cruellement dans le budget de l'Etat pour préparer la France de demain et la protéger des chocs économiques comme la flambée du prix de l'énergie.

En matière de logement, priorité aux propriétaires : un crédit d'impôt a été instauré sur les intérêts d'emprunts immobiliers. J'observe toutefois que les effets d'annonce du candidat Sarkozy durant la campagne ont été réduits à des proportions modestes par le Conseil constitutionnel qui a censuré la loi votée par la majorité de droite. Pendant ce temps, le logement demeure le problème majeur de millions de Français, qui ne sont malheureusement pas en situation de s'envisager propriétaires et pour lesquels le gouvernement ne fait rien.


Si les plus riches parmi les plus riches peuvent désormais demander à l'Etat de leur rembourser chaque année plusieurs dizaines de milliers d'euros sur les impôts qu'ils ont versé (cela s'appelle le "bouclier fiscal"), tout le monde, du plus faible au plus fort, sera mis à contribution de façon identique, au même nouveau, pour limiter le déficit de la sécurité sociale. Cela s'appelle les "franchises médicales" et ça vous coutera 50 centimes d'euros par boîte de médicament, 50€ par an, que vous soyez richissime ou que vous ayez un mal fou à boucler vos fins de mois. L'égalité pour Nicolas Sarkozy, son gouvernement et sa majorité, c'est donc : tout le monde paye pareil !


Bilan décevant aussi en matière d'institutions : la "rupture" annoncée pour décembre se heurte au conservatisme de l'UMP, qui ne veut entendre parler ni d'introduction d'une dose de proportionnelle pour l'élection des députés, ni de réforme du Sénat pour y rendre possible une éventuelle alternance, ni de limitation du cumul des mandats. Alors que Nicolas Sarkozy se veut l'incarnation du mouvement perpétuel, il a donc décidé que sur cette affaire, il était urgent d'attendre.


Les élus locaux pour leur part, sont mobilisés face à un gouvernement qui semble faire peu de cas des territoires, de leur aménagement équilibré et d'une nécessaire remise en ordre de la décentralisation, malmenée par Jean-Pierre Raffarin au cours du précédent quinquennat. Si la Seine-Saint-Denis n'est pas concernée par la réforme de la carte judiciaire, elle pâtira en revanche du refus pour l'instant opposé par la droite,de remettre en débat les relations financières entre l'Etat et les collectivités locales. Le système de répartition des moyens de l'Etat est injuste, mais pas question de le modifier !


Certains trouveront peut être mon constat dur. C'est celui d'un opposant qui s'efforce de pointer ce qui, à son goût, est trop peu dit et trop peu écrit. La suite permettra de juger si les choix de la droite -que je conteste parce qu'ils se font toujours en faveur des mêmes et au toujours au détriment des mêmes- auront contribué à une amélioration de la situation du pays. A défaut d'être juste, cette politique sera-t-elle efficace ? J'en doute.