mercredi 19 septembre 2007

Je tourne une page...

Ce soir, j'ai présenté ma démission de mon poste de Premier secrétaire de la fédération socialiste de la Seine-Saint-Denis.

Depuis plusieurs mois, le spectacle donné par les instances nationales du Parti socialiste et l'expression publique de ses principaux responsables m'avaient décidé à m'abstenir de participer aux réunions du Conseil national, du Bureau national et du Secrétariat national, instances dont j'étais membre depuis l'année 2000.

J'ai estimé ne plus disposer aujourd'hui des moyens nécessaires pour conduire les socialistes de Seine-Saint-Denis, dans une période cruciale pour leur avenir : celle de la préparation des élections cantonales et municipales. Après neuf années de mandat (personne n'avait "tenu" si longtemps dans cette fonction au PS 93), je considère que le temps est venu de faire place au renouvellement.

Je reste bien sûr adhérent du Parti socialiste, mais je n'y exerce désormais plus aucune responsabilité.

J'aurai donc encore plus de disponibilité pour concentrer tout mon engagement à mes mandats d'adjoint au maire de Livry-Gargan et de vice-président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, ainsi qu'au sein des organismes dans lesquels je suis particulièrement investi dans le domaine de l'eau (Grands lacs de Seine et Syndicat des eaux d'Ile-de-France).

lundi 10 septembre 2007

Après les orages du 23 août dernier

Une nouvelle fois, Livry-Gargan a subi jeudi 23 août dernier des orages violents. Une nouvelle fois, de nombreux livryens ont été victimes d'importants dégâts à cette occasion. J'ai pu m'en rendre compte personnellement le jour même, en parcourant notre ville.

Ainsi, malgré les efforts déployés depuis de nombreuses années par le Conseil général et la municipalité, des problèmes demeurent. Certains seront résolus quand les travaux en cours seront achevés. D'autres nécessitent de nouvelles études et de nouvelles décisions. C'est le sens du courrier que j'adresse ce jour à ma collègue vice-présidente du Conseil général en charge de l'environnement et de l'assainissement.

"Madame la présidente et chère collègue,

Comme vous le savez, les orages du jeudi 23 août dernier ont causé d’importants dégâts dans notre département, en particulier dans le canton de Livry-Gargan.

La RN3 a notamment été coupée plusieurs heures en deux points de la ville et près d’une centaine de pavillons, toujours les mêmes, ont été à nouveau victimes d’importants dégâts.

J’ai conscience des efforts entrepris depuis de nombreuses années par le Conseil général pour lutter contre ces phénomènes répétitifs. Des investissements majeurs ont été créés, tels le bassin de retenue de la Poudrerie et sa pleine inondable aménagée en golf départemental, ou les nombreuses réhabilitations de canalisations réalisées ou en cours de réalisation. La ville de Livry-Gargan a, pour sa part, construit récemment plusieurs bassins, boulevard de la République (à proximité de la RD 116) et boulevard de l’Europe (travaux en cours sur la RN3). Elle procède actuellement à des augmentations de la capacité de ses émissaires communaux allée Danton et allée Galilée, avant d’entreprendre tout prochainement la même opération dans le secteur Quesnay et Emile-Marais.

Malgré cela, il semble que le niveau de protection contre les très gros orages, dont la fréquence de retour est malheureusement de moins en moins exceptionnelle, nécessite des efforts supplémentaires. Je tiens donc à appeler à nouveau votre attention sur l’urgence à réaliser un bassin départemental de retenue d’une capacité estimée à 26 000 m3 dans le parc Bérégovoy. Consécutivement à mon intervention, ce projet a été ajouté au programme prévisionnel d’investissement du Conseil général lors du séminaire de travail de l’exécutif départemental du 30 mai dernier. Je sais que les études sont en cours. Je souhaite maintenant connaître le calendrier prévisionnel de réalisation de cet ouvrage.

Par ailleurs, si des diagnostics ont été réalisées à plusieurs reprises, depuis plusieurs années, sur le problème des ruissellements en provenance des hauteurs de Clichy-sous-Bois, je ne peux me satisfaire des conclusions selon lesquelles aucun dysfonctionnement ne serait à déplorer. J’ai en effet personnellement pu constater la mise en charge immédiate des émissaires départementaux de ce secteur, en particulier celui du Rouailler canalisé. En l’absence d’exutoire, cette mise en charge rapide provoque alors le refoulement des émissaires communaux, quelle que soit leur capacité et leur configuration. Je souhaite donc disposer d’une analyse du fonctionnement des équipements départementaux dans ce secteur lors de l’orage du 23 août dernier (en particulier du bassin Maurice-Audin à Clichy-sous-Bois). Au-delà de ces informations, je vous remercie de m’indiquer les dispositions que les services départementaux entendent prendre pour que nous ne nous retrouvions pas exactement au même point dans ce secteur, lors du prochain gros orage.

Restant à votre disposition pour participer si nécessaire à une réunion de travail sur ce dossier qui me tient tout particulièrement à cœur, je vous prie de croire, Madame la présidente et chère collègue, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Pascal Popelin, adjoint au maire de Livry-Gargan, vice-président du Conseil général
"

mardi 28 août 2007

Au boulot !

Une semaine avant les écoliers, ambiance de rentrée hier à la mairie de Livry-Gargan et ce matin au Conseil général de la Seine-Saint-Denis.

Côté mairie, la reprise des activités officielles s'est effectuée à l'occasion de la traditionnelle visite des chantiers réalisés au cours de l'été. Pas de vacances pour le service public : la période estivale est l'occasion de réaliser de nombreux travaux, pendant que les écoles sont vides, que les équipements sportifs et culturels font relâche, que la circulation est moins dense...

Comme chaque année, les écoles ont fait l'objet d'attentions toutes particulières. Au-delà du gros chantier d'agrandissement de l'école maternelle Bayard, désormais terminé, on ne compte plus les réfections de peinture ici, des changements de revêtements de sol là, ou rénovation complète des sanitaires souvant mis à rude épreuve durant l'année. Nombre de ces chantiers sont réalisés par les agents de la ville, en plus de leurs missions d'entretien courant.

Nous avons également visité les chantiers en cours pour lutter contre les innondations (reformatage des réseaux allées Galilée et Danton, construction d'un nouveau bassin de rétention boulevard de l'Europe). Les dégâts provoqués une fois de plus par l'orage particulièrement important de jeudi dernier attestent de la nécessité de ces travaux et de ceux qui restent à entreprendre le plus rapidement possible.

Les espaces publics font aussi l'objet de constantes améliorations : le grand chantier de rénovation du parvis de la salle des fêtes et des allées du parc de la mairie en est l'exemple le plus marquant, au même titre de les travaux de voirie petits ou grands, parfois en retard en raison d'une météo peu favorable.

Enfin, cette tournée des chantiers de l'été a permis de mesurer l'importance de l'engagement du Conseil général en faveur de Livry-Gargan : le 3e collège prend forme en vue de son ouverture dans un an, la voie nouvelle qui le desservira sera bientôt prête, le rond point de la RN3 avance enfin après des retards liés au transfert des routes nationales par l'Etat au Conseil général...

Lors de la Commission permanente du Conseil général, qui reprenait ce matin le rythme hebdomadaire de ses travaux, deux dossiers examinés concernent plus particulièrement notre secteur.

Le premier a permis de lancer la consultation des entreprises pour les aménagements paysagers tout au long de la ligne de tram-train T4 des Coquetiers. La délibération prise ce matin vient compléter celle prise avant l'été pour la réalisation d'une piste cyclable le long de la ligne, depuis Bondy jusqu'à Aulnay-sous-Bois. J'ai suivi de près ce dossier, depuis le début de son instruction, avec trois préoccupations premières : la pertinence de l'aménagement proposé (créer une véritable desserte dédiée aux cyclistes sans perturber les autres modes de circulation et sans réduire les possibilités de stationnement), son esthétique (au-delà de la piste cyclable, planter et aménager les abords) et ses modalités de financement (prise en charge intégrale du coût par le Conseil général, sans sollicitation des communes). Je pense que ces trois objectifs ont été atteints pour ce projet, qui devrait être totalement réalisé d'ici environ deux ans.

L'autre dossier important pour notre secteur concerne l'amélioration de la desserte en transports en commun des communes de Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Coubron et Vaujours. Tout le monde dit ou a dit, notamment lors de la dernière campagne pour les élections législatives, qu'il fallait se préoccuper de ce problème. Mais là comme pour tant d'autres choses, il y a ceux qui parlent et ceux qui font. Ce qu'il était possible de faire tout de suite, le Conseil général l'a fait : demander à Véolia transport (TRA), exploitant du réseau bus départemental, d'étudier et de proposer une amélioration des itinéraires, de la fréquence et de l'amplitude des horaires des lignes de bus. Je suivi de très près ce dossier, pour lequel j'avais pris des engagements. Il a fallu discuter beaucoup avec les différents partenaires : Syndicat des transports d'Ile-de-France, Conseil régional d'Ile-de-France, président du Conseil général, Véolia transport (TRA), RATP... La délibération prise ce matin marque l'aboutissement de ce travail : le Conseil général s'engage à financier pour près de 900 000€ HT sur l'année qui vient une part substancielle du coût des améliorations. Celles-ci devraient être proposées au usagers au plus vite au cours du prochain trimestre. Les changements seront précédés d'une vaste campagne d'information.

mercredi 22 août 2007

A propos de vacances...

Après une année intense, ponctuée durant plusieurs mois par le rythme fou de la campagne nationale de l'élection présidentielle, immédiatement suivie par la campagne pour l'élection législative dans les six villes de notre circonscription, j'étais "rincé" comme on dit. Vingt jours dans le sud de la France en famille, où j'ai eu la chance de trouver le soleil, m'ont permis de me retrouver avec les miens, de reconstituer de l'énergie et la capacité de travail qui me permettront, je l'espère, de continuer à servir mes concitoyens utilement au cours des prochains mois.

Tous les responsables politiques ont droit à des vacances et le président de la République comme les autres. Toutefois, qu'il le veuille ou non, Nicolas Sarkozy n'est plus un citoyen ordinaire comme vous et moi. Il a été élu à la plus haute charge de l'Etat. Il se doit donc d'être attentif à la portée symbolique de chacun de ses actes. On le connait d'ailleurs expert en mise en scène de ses moindres mouvements.

Dans ce contexte, même si la destination est parfaitement respectable, je n'aurais sans doute pas choisi les Etats-Unis pour des premières vacances de chef de l'Etat. Un choix hexagonal ou européen aurait été, de mon point de vue, bien plus judicieux. Geste diplomatique nous dira-t-on ? Mais alors, j'observe que les conditions dans lesquelles notre président a été reçu par son homologue américain, en difficulté pour sa fin de mandat, s'apparentent plus au fameux "service minimum" tant vanté par la droite, qu'à une volonté de donner des signes de grande cordialité.

Passons. Là n'est pas le principal problème. Ne comptez pas sur moi pour me joindre aux censeurs de la villa de 2000 m2 aux 11 salles de bains, salle de cinéma et plage privée. Nicolas Sarkozy aime le luxe et ne s'en cache pas : il a, de ce point de vue, le mérite de la franchise. Je préfère cela à l'hypocrisie d'autres. Non, ce qui me pose problème, ce sont les conditions de ce séjour. S'il avait dû débourser personnellement le prix du voyage pour lui-même et sa famille, ainsi que le prix de la location (sans compter les frais de bouche, parce qu'un président, ça mange aussi), Nicolas Sarkozy y aurait laissé plus que sa rémunération annuelle de chef de l'Etat. Aucun Français ne peut "claquer" en 15 jours de vacances son salaire de l'année ! Et comme il prétend que le contribuable n'a pas été mis à contribution (accordons lui crédit), il nous explique qu'il a été invité par des amis.

Le premier séjour sur un yacht de luxe à Malte, immédiatement après son élection en mai dernier, avait déjà révélé que les amis du nouveau président de la République sont plutôt riches parmi les plus riches. Là encore, c'est n'est pas une tare et il a bien le droit de choisir ses amis comme il veut. Non, le problème n'est pas là : si M. Bolloré ou les bienfaiteurs de l'escapade américaine ont demain une demande à faire au président de la République française, n'auront-ils pas la possibilité de présenter leur dossier plus facilement qu'un autre solliciteur ? Ne prêtera-t-on pas une attention plus soutenue à leur affaire (et ces affaires là se chiffrent en général en millions voire en milliards) ? Il n'est jamais sain, lorsque l'on exerce des responsabilités importantes, d'être l'obligé de qui que ce soit. Et même si la droiture du chef de l'Etat n'a pas à être mise en cause a priori, tout ce qui risque de donner prise aux soupçons doit être de mon point de vue banni. Ce qui me pose problème ce n'est donc ni le style des vacances de Nicolas Sarkozy, ni le compte en banque de ses amis : c'est l'utilisation des dits comptes en banque pour financer les vacances en question.

A la rigueur et au risque d'être à contre courant, je serais tenté de dire que la France a les moyens de payer des vacances réparatrices de grande qualité à son président et à ses proches, sans que celui-ci n'en soit réduit à profiter des largesses de ses potes richissimes.

Dans le savoureux film d'Henri Verneuil intitulé "Le président" (1956), Jean Gabin interpète le rôle d'un chef de gouvernement, auquel un ancien camarade de classe vient demander un passe droit. Econduit, le quémandeur insiste : "mais tu peux tout !". Magistral, Gabin répond : "c'est précisément pour cela que je ne peux pas tout me permettre...". Cette réplique m'a marquée et je m'efforce de rester fidèle à l'idée, dans l'exercice des modestes fonctions qui sont les miennes. Peut-être pourrions-nous nous cotiser pour envoyer une copie du film à notre actuel président ?

mardi 31 juillet 2007

Ca s'est passé au mois de juillet...

Après une période de campagne électorale intense, le rythme et la nature de mon activité se sont quelque peu modifiés au mois de juillet. J'aime ces périodes où le ralentissement du nombre de réunions permet un travail plus approfondi de certains dossiers.

A la mairie de Livry-Gargan, c'est le moment où je lance le processus d'élaboration du budget de l'année suivante, en rassemblant les éléments qui figureront dans la lettre de cadrage que le maire adresse aux élus, aux membres de la direction générale et aux chefs de service. Comme les années précédentes, l'objectif premier fixé par cette lettre de cadrage sera d'améliorer encore l'offre et la qualité des services publics municipaux, sans augmenter la part communale des impôts locaux. Il s'agit là d'un défi chaque année plus difficile. Les services ont jusqu'à la mi- octobre pour travailler à leurs propositions avec leurs élus. Fin octobre et début novembre, les rencontres avec les habitants nous donneront une fois encore la tonalité des attentes nouvelles des Livryens. Au cours de la 2e quinzaine de novembre, je tiendrai avec le maire les traditionnelles conférences budgétaires qui nous permettent d'entendre et d'évaluer les différentes demandes. Puis viendra le temps des synthèses et des arbitrages à conclure au plus tard mi-janvier, afin de permettre la tenue du Conseil municipal consacré aux orientations budgétaires au cours du mois de février. 2008 étant une année électorale, le budget de la ville ne sera définitivement voté qu'après les élections municipales, fin mars ou début avril.

Au Conseil général, le mois de juillet m'a permis de prendre position sur le Revenu de solidarité active (RSA). Ce dispositif est proposé par le gouvernement à l'expérimentation d'un certain nombre de départements. Après avoir étudié le rapport que j'ai commandé aux services, je souhaite que la Seine-Saint-Denis se porte candidate à l'expérimentation avant la date limite fixée au 31 octobre 2007. Je m'efforcerai d'en convaincre mes collègues de la majorité départementale à la rentrée. J'ai aussi profité du mois de juillet pour faire un point sur l'avancement du prochain schéma départemental en faveur des personnes âgées. Je souhaite en effet pouvoir faire adopter ce document par l'Assemblée départementale début 2008, avant les élections cantonales du mois de mars. Enfin, je suis resté attentif à l'évolution du processus de résorption des retards dans le traitement des dossiers des personnes handicapées du département. Depuis que l'Etat a confié cette responsabilité au Conseil général, nous avons réussi à traiter près de la moitié des dossiers en souffrance. Je maintiens l'objectif d'une résorption totale du passif d'ici à la fin de cette année. Ainsi, grâce à l'engagement financier du Conseil général et à une politique volontariste, nous en aurons je l'espère terminé définitivement avec ce qui constituait un véritable scandale en Seine-Saint-Denis.

Dans mes permanences, j'ai continué de recevoir mes concitoyens. Deux fois par semaine, je suis à l'écoute des difficultés personnelles des uns et des autres. Parmi celles-là, le logement demeure la première préoccupation de mes visiteurs. Quand j'entends le président de la République et les membres de son gouvernement dire qu'il veulent "une France de propriétaires", je pense qu'ils sont très loin de la réalité des problèmes des gens. Quant à l'emploi, j'entends et je lis que les chiffres du chômage baissent, mais il y a toujours autant de personnes qui viennent me dire leur détresse de ne pas trouver de travail...

Dans le domaine de l'eau, je prends chaque année le temps d'effectuer une analyse comparative du prix de l'eau à Livry-Gargan et dans les communes voisines. Cette année encore, si l'on considère la totalité des villes qui nous entourent, c'est à Livry-Gargan que le prix du m3 est le moins élevé. J'y veille ! Pour autant, peut-être parce que je connais bien ces questions, je ne fais pas partie du choeur de ceux qui crient au scandale sur le prix de l'eau. Je vous livre ainsi une anecdocte : samedi soir dernier, vers 20h, nous nous rendions en famille chez des amis, à quelques centaines de mètres de la maison. Sur le boulevard Roger-Salengro, un regroupement d'une dizaine de véhicules et d'engins de chantier aux couleurs du Syndicat des eaux d'Ile-de-France ne pouvait échapper à personne. Ils étaient là pour intervenir en urgence sur une rupture de canalisation. Nous étions le samedi 28 juillet, il était plus de 20h et il y avait là des équipes comme si nous étions un jour normal de semaine au plein milieu de l'année. On ne le mesure pas toujours, mais une telle qualité de service a un prix. Combien sont ceux qui se rendent compte qu'il est exceptionnel dans notre monde et même dans notre pays, d'avoir toujours à son robinet une eau de qualité sanitaire irréprochable en quantité illimitée ?

Sur le terrain, j'ai pu apprécier la qualité des animations de l'opération "ville, vie, vacances". Durant tout l'été, la fôret de Bondy (qui n'est pas à Bondy, mais à Clichy-sous-Bois, Coubron et Montfermeil !) est le théâtre de multiples activités proposées aux jeunes de nos communes et encadrées par des animateurs de grande qualité. Il s'agit là d'un partenariat fructueux entre l'Etat, le Conseil général et les communes, dont celle de Livry-Gargan, à l'origine du dispositif avec Clichy-sous-Bois et Montfermeil il y a quelques années. J'ai aussi assisté lundi dernier à la prise de fonction du nouveau préfet. L'occasion d'un premier contact, avant des échanges plus studieux à la rentrée. Le nouveau titulaire de cette haute fonction n'y est naturellement pour rien, mais j'ai publiquement critiqué les conditions dans lesquelles il a été mis fin aux fonctions de son prédécesseur. Je crains que Jean-François Cordet n'ait payé le courage qu'il eut, l'an passé, de s'adresser à son ministre (devenu depuis président de la République) pour lui décrire la réalité de la dégradation de la situation dans notre département. Nicolas Sarkozy n'aimerait-il pas qu'on lui dise la vérité ? Préférerait-il la succession de compliments dont il bénéficie pour l'instant dans la presse ? Attention, gouverner, c'est regarder la réalité en face et non pas simplement écouter ce que l'on a envie d'entendre !

Au Parti socialiste, je dois avouer que j'ai profité du mois de juillet pour prendre du champ. Ce que je vois et que j'entends ne m'a pas donné envie d'être un acteur des petites manoeuvre engagées. Je confesse ne pas avoir remis les pieds depuis la mi-mai ni au Bureau national, ni au Secrétariat national... Je ne m'en fais pas gloire, mais je n'en tire aucun sentiment de culpabilité non plus. Pour la première fois depuis sept ans, je ne me suis pas inscrit pour participer aux Universités d'été de la Rochelle, une ville que j'adore pourtant. Cette distance volontaire prise avec les manoeuvres internes nationales du Parti socialiste n'entame cependant en rien ma conviction que le PS a un rôle majeur à jouer dans les années qui viennent, pour redonner l'espoir à nos concitoyens, qui vont progressivement et rapidement ressentir les limites et les effets pervers de la méthode et du système Sarkozy. Mon ambition est toutefois principalement d'animer le nécessaire travail de reconquête en Seine-Saint-Denis. J'ai donc consacré du temps, au cours du mois écoulé, pour préparer une première ébauche de projet des socialistes pour le département. Dès la rentrée de septembre, j'en proposerai la discussion aux militants et aux élus socialistes du 93, de telle sorte qu'un travail collectif nous permette d'aborder les échances éléctorales locales de 2008 en nous appuyant sur un projet clair et fort porteur d'avenir pour la Seine-Saint-Denis. Enfin, dans le respect de la loi, j'ai déposé le 25 juillet dernier le compte détaillé relatif aux recettes et dépenses de ma campagne pour les dernières élections législatives devant la commission nationale chargée de les contrôler.

Après ce mois de juillet serein, mais finalement bien rempli, je vais consacrer ce début de mois d'août à ma famille et au changement d'air, afin de vous retrouver à la rentrée plein d'enthousiasme pour relever de nouveaux défis. Je vous souhaite un bel été.

mardi 10 juillet 2007

Lettre ouverte au président de la République

A la suite de l'annonce des conditions dans lesquelles il a été mis fin hier aux fonctions de l'actuel préfet de la Seine-Saint-Denis, nous avons souhaité, avec notre ami Claude Dilain, adresser la lettre ouverte suivante au président de la République :

"Monsieur le président de la République,

Vous avez décidé hier, en Conseil des ministres, de mettre fin aux fonctions de M. Jean-François Cordet et de nommer un nouveau préfet pour le département de la Seine-Saint-Denis.

Au moment où il va cesser ses fonctions, nous souhaitons saluer l’action, au service de l’Etat et de notre département, d’un grand préfet qui a su établir des relations de travail efficaces avec l’ensemble des élus de la Seine-Saint-Denis, au-delà des étiquettes politiques.

En particulier durant les événements de l’automne 2005, M. Jean-François Cordet a fait preuve d’un esprit de responsabilité déterminant pour permettre à la République de faire face à une situation complexe et exceptionnelle. Cet esprit de responsabilité l’a aussi conduit à rendre compte à son gouvernement, avec courage et vérité, de la réalité de l’évolution de la situation du département au cours des dernières années.

Les quatre précédents préfets de la Seine-Saint-Denis ont tous quitté leur fonction pour accéder à celle de préfet de région. Sans y voir manière d’automaticité, nous sommes donc surpris et nous déplorons qu’un tel serviteur de l’État soit placé en position hors-cadre.

Sauf à ce qu’il soit promis à d’autres fonctions, ignorées de nous à ce jour, nous nous interrogeons sur les motivations de cette décision : son choix de dire la vérité aurait-il déplu à la présidence de la République ou au gouvernement ? Il s’agit pourtant, à nos yeux, d’une qualité essentielle, indispensable pour remplir cette fonction d’autorité.

A l’heure de la promotion de « l’ouverture » et de la modernisation des pratiques politiques que vous avez souhaité mettre en exergue, les conditions du départ de M. Jean-François Cordet sont préoccupantes. Nous nous permettons donc une démarche inhabituelle, en vous sollicitant afin de connaître les raisons d’une décision inhabituelle.

Vous souhaitant bonne réception de la présente, nous vous prions de croire, Monsieur le président de la République, à l’assurance de notre haute considération.

Pascal Popelin, Premier secrétaire de la fédération socialiste de la Seine-Saint-Denis - Claude Dilain, Président de l’union départementale des élus socialistes et républicains de la Seine-Saint-Denis".

dimanche 1 juillet 2007

De la COTOREP à la MDPH : des progrès pour les personnes handicapées de Seine-Saint-Denis

Pour les personnes handicapées habitant en Seine-Saint-Denis, l'accès aux droits et la gestion de leurs dossiers étaient devenus de vraiq parcours du combattant, depuis un certain nombre d'années. Il fallait, la plupart du temps, environ 18 mois pour obtenir le traitement d'un dossier. A l'origine de ce désastre, la gestion de la COTOREP, organisme placé sous l'autorité de l'Etat.

Depuis le 1er janvier 2006, la loi a confié aux Conseils généraux l'animation dans chaque département d'une Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), groupement d'intérêt public qui regroupe les Départements, les administrations d'Etat (DDASS, DDTEFP, Inspection académique) et les Caisses (CPAM, CAF, CRAMIF). Tous les acteurs sont donc réunis sous la houlette du Conseil général, pour améliorer les réponses que sont en droit d'attendre les personnes handicapées à leurs demandes.

Lorsque le transfert des dossiers instruits précédemment sous la responsabilité des services de l'Etat a été effectif, 18 196 situations, représentant plus de 36 000 demandes de prestations étaient en souffrance en Seine-Saint-Denis !

Elu président de la Commission exécutive de la MDPH 93, j'ai fixé dès sa création début 2006 deux objectifs :

- faire en sorte que la gestion des flux de nouvelles demandes s'opère dans les délais légaux fixés pour ce type de dossier, soit un maximum de 4 mois,

- mettre en place au plus vite une équipe spécialement dédiée à la résorption des retards hérités de la gestion catastrophique passée de l'Etat.

L'année 2006 a été consacrée à la mise en route de la MDPH : prise en location et aménagement de locaux à Bobigny, discussions difficiles avec l'Etat pour la mise à disposition de ses personnels, recrutement et formation de personnels nouveaux, résolution des difficultés informatiques liées à la coexistance de 3 systèmes de gestion différents au sein des services de l'Etat, etc.

Dans ce contexte, la MDPH 93 a débutté son activité effective au début du mois de mai 2006. L'accueil du public a été ouvert en septembre 2006. L'équipe spécialement dédiée à la résorption des retards imputables à la précédente gestion est opérationnelle depuis le 13 novembre 2006.

La démarche volontariste de la MDPH 93 a permis une instruction des dossiers nouveaux dans des délais normaux depuis le début de cette année. Quant aux retards hérités de l'Etat, il sont à ce jour réglés pour 40% d'entre eux (7 297 dossiers, représentant 16 053 demandes résorbés à la date du 20 juin 2007). La poursuite de nos efforts devrait permettre de venir à bout du passif d'ici à la fin de l'année 2007.

Ces résultats ne sont pas le fruit d'une intervention surnaturelle. Dans la convention constitutive du groupement d'intérêt public MDPH 93, signée en novembre 2005, le Conseil général s'était engagé à mettre à disposition de cette nouvelle stucture 18 postes. Au 1er juillet 2007, le nombre de postes créés par le Département est de 63, auxquels s'ajoutent 25 vacataires et 26 renforts, notamment pour la résorption des retards.

Alors me direz-vous, le gouvernement a eu une bonne idée de confier cette nouvelle responsabilité au Conseil général. Du point de vue du résultat et comparé à ce qu'il était capable de faire lui-même avant, assurément ! Cependant tout ceci a un coût. La droite a fait inscrire dans la constitution que tout transfert de compétence de l'Etat vers les collectivités locales serait compensé "à l'euro près". Le gouvernement donne donc au Conseil général l'équivalent des moyens faméliques qu'il consacrait par le passé aux personnes handicapées, avec les résultats calamiteux que l'on sait. Le surplus, qui était plus que nécessaire, pèse intégralement sur le budget et le contribuable départemental. Ainsi va l'acte 2 de la décentralisation décidé par la droite. Et c'est la même chose pour les routes, pour les agents techniques des collèges, pour le RMI...